Paul Blume – Teff

Parfois les arbres…


Une lame d’argent sifflait dessus ma
tête
Et me jurait ma mort
Et moi je l’attendais
Garde-à-vous bras au corps
Un fusil dans les reins
Quelque peintre flamand avait fait les
décors
A moi-même je me parlais
Et ne me comprenais pas bien

Orthographe – Jean Blume

Qu’elles sont laides les guerres. Et tellement dérisoires.

Elles cassent tout. Les projets, les immeubles. Les routes, les avenirs.

Elles broient les vies et les mémoires. Tronçonnent les familles.

Qu’elles sont laides !

Et ce temps qui passe. Ces questions sans réponses.

L’acceptation, l’habitude. Toutes les familles sont singulières !

Et puis un jour, entre Noël et nouvel an.

Un message, « Bonjour, Monsieur … ».

« … recherches généalogiques … ».

Et puis un jour, entre Noël et nouvel an, on devine immédiatement.

Parfois un arbre, parfois, recolle une branche.

Cela n’arrive pas qu’aux autres.

Un jour, entre Noël et Nouvel An.

Elles sont laides, les guerres.

Mais qu’elle est belle, la vie.

Paul Blume – Teff